Le Jour d'Après - Olivier Catté

Oeuvres sur papier

9 mars - 20 avril 2019

Troquant le carton de récupération, matière première de son travail depuis plus de dix ans, pour du papier marouflé, Olivier Catté ouvre une nouvelle page de sa carrière d’artiste. Moins contraint par la matière, qu’il travaillait essentiellement au cutter, Olivier Catté aborde le paysage librement, comme dans un songe.

Les immeubles, qui occupaient tant l’espace dans son travail précédent, s’effacent. Ils sont relégués sur les bords ou bien représentés à une échelle infiniment moindre que les paysages qui les entourent. Ils ne sont d’ailleurs que l’ombre d’eux même, au sens littéral, puisque l’artiste les travaille en retrait de matière et ne les délimite que par l’ombre qu’ils forment sur leur terrain flottant.

Détaché des perspectives linéaires occidentales, qui placent l’homme au centre de tout, Catté emprunte à l’orient l’idée d’un paysage mouvant, organique, où l’homme et ses constructions ne sont qu’un élément du tout, réduits à l’échelle qu’ils occupent réellement sur cette planète. Ce Jour d’Après (après la folie des hommes, leur quête permanente d’efficacité et de rendement) s’incarne dans des tableaux à vivre, plutôt que des objets à regarder.
Plus qu’un rêve, une prémonition.

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After spending more than ten years working on cardboard, Olivier Catté opened a new chapter in his artistic career, on paper . Less constrained by the material, on which he mainly used the cutter, Olivier Catté approaches the landscape freely, as in a dream.

While the buildings occupied the whole space in his previous work, they now fade away. They are relegated to the edges or represented at an infinitely smaller scale than the landscapes that surround them. Moreover, they are, literally, the shadow of themselves, since the artist works them in negative by peeling off the paper and delimits them only by the shadow that they form on their floating ground.
Escaping from Western linear perspective, which places human beings at the center of everything, Catté borrows from the East the idea of a moving, organic landscape. Man and his cities are only an element of the whole, reduced to the scale they really occupy on this planet. This Day After (after the madness of human beings, their constant quest for efficiency) is incarnated in paintings to live in, rather than objects to look at.
More than a dream, it is a premonition.