Après la pluie - Jacques Grison

 Jacques Grison exposition Galerie Lazarew

 

Nous sommes heureux d’accueillir pour la première fois l’artiste Jacques Grison.

A la manière d’un archéologue à l’affut des signes du hasard qui déterminent ses champs de fouille, Jacques Grison révèle des présences saisissantes blotties dans la confusion visuelle de l’espace public.

Que ce soit dans les couches successives d’affichages publicitaires entamant leur processus de disparition, ou dans les traces et ruissellements de toutes natures, il guette le moment où dans l’épaisseur des temps accolés, adviendra une apparition. Ces images sans intention, sans pensée, sans geste, questionnent jusqu’à la limite, la nature du perçu et du photographié.

De plus, une technique de prélèvement photographique hors du commun et la qualité exceptionnelle des impressions pigmentaires (studio Franck Bordas) et des gravures (atelier Helio’g ) qui composent l’exposition, contribuent à brouiller les pistes : reproduction d’un dessin, peinture, matière, photographie ou hallucination, que voit-on ?

Dans chacune des œuvres présentées le référentiel est mis en question. Entre réel et effets de rémanence, « image extérieure » (publique) et image mentale (individuelle), la question est posée : d’où vient cette image que je perçois ?

Dans chaque oeuvre découverte, le visiteur expérimentera qu’il est bien « le lieu » où les images se font et que ces apparitions sont un pan des aspirations poétiques issues de sa mémoire.

> Visite virtuelle de l'exposition

Biographie de Jacques Grison

Jacques Grison est né à Verdun en 1958. Il vit et travaille à Paris depuis 1981.

Il commence à pratiquer la photographie diagnostique utilisée dans la recherche médicale et crée, en 1985, l’agence de photographies de santé Goivaux.

Sept ans plus tard, devenu membre photographe de l’agence Rapho, il y ouvre un département dédié au reportage à caractère social et multiplie alors les travaux : sur les banlieues (La Forestière à Clichy-sous-Bois), le monde du travail (Les derniers seigneurs du charbon en Lorraine) ou le handicap (La vie malgré tout). Il veut montrer qu’un autre monde existe, plus discret, plus fragile, parfois inquiétant pour celui qui le tient à distance.

Parallèlement et depuis 1997, il revient sur sa terre natale et poursuit un travail de 20 années qui prolonge sa réflexion sur la construction de la perception et l’étend aux relations entre paysage et mémoire.

Depuis 2011, Il se tourne vers d’autres approches photographiques et plastiques dont la Galerie Lazarew présente « Après la pluie… » au printemps 2019.