Exposition en cours

LENA LONG - AMÉLIE BIGARD
L'Asile des Oiseaux

Exposition du jeudi 4 février au samedi 6 mars

La confrontation entre les travaux de ces deux artistes - et amies - toutes en fin d'études aux Beaux-Arts de Cergy, nous est apparue comme une évidence.

Lena Long sature ses supports (toile ou bois) de fragments d'images collectés, de détails grossis et ré-assemblés, confinant presque à l'abstraction. La poudre de marbre dont elle enduit au préalable le medium boit la peinture, apportant à l'ensemble une envoutante vibration accentuée par le grattage qu'elle effectue ensuite. Ces images accumulées, loin d'être étouffantes, offrent au spectateur comme des échappées vers des chemins de rêverie.

Amélie Bigard, elle, compose des scènes dans lesquelles le décor semble presque trop grand pour ses personnages, réduits à l'état de marionnette. Empruntant à l'art de l'icône, qu'elle a étudié aux Beaux-Arts de Marseille, la technique de la tempera sur bois, l'utilisation de la feuille d'or ou les postures quasi religieuses de ses sujets, elle présente des "icônes d'un monde sans dieu", où le vide, très présent, n’est n'est pas un échappatoire mais contribue plutôt à figer la scène dans un espace-temps étrange.

Dans leurs oeuvres, représentant souvent des moments de partage, la tendresse côtoie la maladresse, l’amour regarde la haine, la solitude se vit à plusieurs. Pour toutes deux, point de grand spectacle: c’est dans les moments ordinaires qu’elles vont puiser la grâce et la complexité du genre humain.



Exhibition: from Thursday 4th to Saturday 6th

Showing together the works of the two young artists and friends - currently finishing their study in Beaux-Arts of Cergy - seemed quite obvious when we first saw them.

Lena Long saturates the surface of her mediums (wood or canvas) with pieces of images she collects, magnifies and gathers in almost abstract compositions. She first uses a marble powder coating, which absorbs the oil painting and creates a haunting vibration. The accumulation of images, far from being stifling, provides the viewers a breakaway to dream.

Amélie Bigard depicts tiny scenes where the decor seems too big for the characters, reduced to puppets. In Marseille, she studied the art of Icone, to which she borrows the technic of tempera on wood, the use of the gold foil and the religious attitudes. Her “icones of a world with no god” are lost in a very present void, which is not an escape route but rather helps to freeze the scene in a strange space and time moment.

If their works often represent moments of sharing, tenderness rubs shoulders with awkwardness, love looks at hatred and loneliness is experienced together. It is in ordinary moments that both of them like to draw grace and complexity of the human kind.




 

33 oeuvres