Charles Malherbe

Après une première présentation de son travail lors de l'édition 2019 de l'Urban Art Fair, nous sommes heureux de compter Charles Malherbe parmis les nouveaux artistes de la galerie.

Les sculptures de Charles Malherbe sont des récifs isolés sur lesquels se serait aggloméré une sorte de patchwork architectural, refuges improbables marqués par le temps qui passe et les multiples remaniements des communautés qui les habitent. D’autres sont telles des stations d’observation, reliques de civilisations récemment collapsées.
Un peu comme si on avait demandé au cinéaste Miyasaki de tourner le prochain épisode de Mad-Max.
Elles sont la base d’un récit ouvert dont les briques seraient la densité démographique, l’effondrement, la résilience, le choix et l’acheminement des sources d’énergie …
Sa technique s’apparente plutôt à un travail photographique qui s’attarde sur le détail, la miniaturisation étant moins une performance qu’un subterfuge. Il utilise des matières multiples (pierre, bois, métal, tôle, carton, plastique) en vue d’un rendu le plus réaliste possible.
Charles Malherbe puise son inspiration de diverses influences : Michael Wolf et les Becher pour la photo et l’architecture, Ian MC Que et Simon Stalenhag pour l’illustration, et Hiroyuki Hamada pour la sculpture, entre autres.
Spéciale dédicace à Broken Fingaz, Saner, Neuzz, M. CHAT, Miss. Tic, Beastman & Phibs, Muretz... street artistes géniaux dont l'emprunt de certaines images permet d'ancrer ses compositions dans l'histoire contemporaine. Il s'agit là d'un véritable hommage. 

Biographie de Charles Malherbe

Né en 1969 au Mans, Charles Malherbe fait ses études aux Beaux-Arts de Nantes, avant d’émigrer en 2001 dans le sud de la France.

Il se consacre, dans un premier temps, à la création de scénettes humoristiques dans des petites vitrines. Il évolue ensuite vers d’autres thèmes dont il puise l’inspiration dans l’archéologie, l’art africain, amérindien, dans les récits ethnologiques et photographiques sur l’Asie ou l’Amérique centrale. Il a su adapter à sa façon différentes techniques et rendus (patine sigillée, tissus mayas, teintes africaines).

A partir de 2011, il entame une «presque pause» créatrice et n’expose plus, paternité et chantiers de restaurations obligent, jusqu’en 2017 où il reprend pour de bon le chemin de son atelier.

Si sa nouvelle série "Collapse" à des accents d’anticipation, elle est pourtant la continuité d’autres séries qui étaient, elles, orientées plutôt vers le passé.